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vendredi 5 novembre 2010

Lycée : Extrait du "Courrier de Céret" du 2 novembre 2010 N° 1658

Extrait du "Courrier de Céret" du 2 novembre 2010 N° 1658


Le Collectif de Défense du Lycée Déodat de Séverac de Céret s’est à nouveau fait entendre en manifestant lors du vernissage des nouvelles expositions du Musée. Profitant de la présence du conseiller général Robert Garrabé, il a réclamé la constitution d’une table ronde ; R. Garrabé n’en a pas repoussé l’idée mais attend, pour la mettre en place, que soit terminé les remaniements entraînés par le décès de Georges Frêche au sein de la Région et du Département.
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LE LYCÉE DÉODAT DE SÉVERAC :

Y A T-IL DES SOLDATS POUR SAUVER DÉODAT ?

Plaidoyer pour le lycée d’enseignement général de Céret, par Robert Majenti, professeur de sciences économiques dans cet établissement.


Le Courrier de Céret : Nous savons tous que l’annonce de la construction d’un lycée à Argelès a suscité un énorme émoi dans notre ville, puisqu’il semble que cette naissance signerait le déclin, voire la mort du nôtre. Pouvez-vous revenir sur les évènements ?

Robert Majenti : Au printemps dernier nous avons eu copie de l’étude préliminaire produite par le rectorat, à la demande de la Région, sur la faisabilité de la création d’un second lycée d’enseignement général dans l’arrondissement de Céret. Il faut savoir que cette circonscription administrative couvre un bassin étendu allant de Prats-de-Mollo, dans le Haut-Vallespir, à Cerbère, ville côtière frontalière ; cela représente une population d’environ 75 000 habitants, avec la répartition suivante : 55 % sur le secteur mer et 45 % qui penchent vers la montagne. Que disait l’étude préliminaire ? Elle aboutissait à cette conclusion paradoxale : deux lycées d’enseignement général sont difficilement viables par rapport au nombre global d’élèves potentiels mais malgré tout, le lycée d’Argelès a le feu vert !

Le Courrier de Céret : On comprend la réaction des cérétans. Pourriez-vous entrer dans les détails ?

Robert Majenti : C’est simple : en dessous de cinq sections de secondes, un lycée doit théoriquement être supprimé, il n’est pas viable. On crée un établissement scolaire dès lors que l’on est sûr de l’existence de huit sections de secondes d’enseignement général. Si Argelès voit le jour, nous serons loin de garder ce nombre à Céret et il n’est pas sûr que la ville côtière l’ait de son côté.

Le Courrier de Céret : N’existe t-il pas des exceptions ?

Robert Majenti : Parfois, oui, des petits lycées continuent à exister dans des régions peu peuplées, le Gers par exemple. Mais aujourd’hui, dans un contexte politique de restriction budgétaire, de réduction de fonctionnaires, on va serrer les boulons. Les recteurs sont sommés, depuis trois ans maintenant, de rendre des postes au ministère. C’est dans ce contexte là que les enseignants du lycée de Céret se sont mobilisés et ont essayé d’alerter la population des différentes communes du Vallespir. En septembre et octobre, nous sommes allés à Prats-de-Mollo, à Amélie-les-Bains, au Boulou, à Saint-Jean-Pla-de-Corts, à Maureillas, à Reynès, à Serralongue, à Saint-Laurent-de-Cerdans...

Le Courrier de Céret : Les gens ont-ils compris le message ?

Robert Majenti : Nous n’en avons malheureusement pas eu l’impression. L’enjeu semblait leur échapper et nous avons eu des moments de grands doutes...

A suivre...

Source : Le  "Courrier de Céret" du 2 novembre 2010 N° 1658
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Le COURRIER DE CÉRET est disponible par abonnement ou tous les mardis à la «Librairie Le Cheval dans l’Arbre» à Céret ou au 9, rue Condorcet à Perpignan (rédaction), tél. 04 68 85 34 30.

Il peut être consulté, ce même jour, aux médiathèques de Céret, Perpignan (collection complète), Nîmes, et au bar-restaurant «La Chunga» à Céret.

«La mémoire se perd, mais l’écriture demeure». (Proverbe oriental).