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mardi 29 juin 2010

CERET - Conseil municipal : le lycée éclipse le compte administratif

Article publié dans l'Indépendant du mardi 29 juin 2010


CERET - Conseil municipal : le lycée éclipse le compte administratif














Jeudi, après le vote du compte administratif et l'examen du rapport sur l'eau potable et l'assainissement, les élus ont longuement débattu des conséquences de l'ouverture du lycée d'Argelès sur celui de Céret. La tension était palpable.
La défense du lycée de Céret s'organise. Lors du conseil municipal de jeudi, les élus ont ainsi ratifié une nouvelle motion de soutien à l'établissement. Sa spécificité ? "Nous avons proposé à l'ensemble des communes du Vallespir et du Haut-Vallespir de la voter", a expliqué le maire, Alain Torrent. Les discussions autour du texte, qui a obtenu l'unanimité, ont par ailleur s permis à l'opposition de donner son point de vue sur le sujet.

"Un danger pour la vallée" "Nous allons voter cette motion, a déclaré d'emblée José A ngulo du groupe "Agir pour Céret.

". Sauver le lycée est primordial pour la ville. Nous avons déjà perdu le tribunal. Alors si nous perdons aussi les services sociaux, on pourra mettre un panneau "Catalanik parc" au rond-point du Boulou, car nous deviendrons une réserve indienne ! ". Alain Torrent a ensuite repris la parole, qualifiant l'ouverture d'un lycée polyvalent à Argelès "d'assassinat du soldat Déodat-de-Séverac" et pointant du doigt l'attitude du nouveau recteur, qui, contrairement à son prédécesseur, ne s'oppose pas clairement au projet. Du côté du groupe socialiste, Claire Rodriguez a aussi estimé que les conséquences de l'ouverture du lycée d'Argelès iraient bien au-delà du cadre scolaire. "La suppression de postes à Déodat-de-Séverac aura des effets sur l'ensemble de l'économie locale. De nombreuses familles vont partir" , a-t-elle ainsi affirmé. Des négociations Les élus ont également discuté de l'attitude à adopter face au courrier que le maire d'Argelès, Pierre Aylagas, vient de leur envoyer. Dans cette lettre, l'édile argelésien se veut rassurant. Il commence par se déclarer favorable à une réflexion commune et poursuit en relativisant les conséquences du projet. Mais son argumentation ne semble pas avoir convaincu les élus cérétans. "Ce courrier témoigne d'une méconnaissance du problème", a commenté Alain Torrent, qui paraissait être le seul, jeudi dernier, à ne pas avoir reçu la missive en question. Les élus cérétans semblent s'orienter vers la rédaction d'une réponse commune. A noter également : un représentant de la Région devrait venir le 8 juillet pour discuter du problème.

SCOT : la majorité fait monter la pression Le conseiller d'opposition Jean-Paul Coste a ensuite demandé si le Schéma de cohérence territoriale (SCOT) s'était inquiété du projet du lycée d'Argelès. "C'est vrai que, pour l'instant, le SCO T n'a pas tenu compte de nos remarques concernant la défense des pôles scolaires et administratifs de Céret, a répondu Alain Torrent. Si le SCOT ne se soucie pas de nos problèmes, il faudra qu'on s'en retire. En plus du lycée, la sous-préfecture et la gendarmerie sont également la cible d'attaques. Au point de vue financier, la puissance est sur la côte". Et José Angulo de répliquer : "Nous sommes d'accord, mais il ne faut pas quitter le SCOT. Nous devons défendre chèrement notre peau !". Hélas, selon Alain Torrent : "C'est la lutte du pot de fer contre le pot de terre. Dans le cadre du SCOT, la côte vermeille a vingt voix, alors que nous n'en avons que cinq". Alors, que faire si le Schéma de cohérence territoriale ne permet pas de défendre les intérêts du Vallespir ? "Et bien on fera comme pour la THT, a conclu Jean-Louis Albitre. On descendra dans la rue !".

 Arnaud Andreu